Qu’est-ce qui nous empêche de lutter contre la mauvaise santé cérébrale?

Il existe une variété de raisons pour lesquelles nous avons tendance à négliger notre propre santé émotionnelle. Ces circonstances varient pour chaque individu. Certaines raisons courantes incluent les suivantes:

1. Les stigmas:

Le sujet de prendre soin de soi physiquement est très courant. Il s’agit en fait de notre bien-être émotionnel. Cette forte stigmatisation persiste encore aujourd’hui. Prendre un jour de maladie du travail pour le rhume continue d’être une pratique courante et encouragée, mais une journée de récupération lorsque nous nous sentons émotionnellement épuisés, n’est pas toujours encouragée ou bien accueillie. Selon une statistique de CAMH, la stigmatisation empêche 40 % des personnes souffrant d’anxiété et de dépression de solliciter de l’aide. Heureusement, les programmes de mieux-être en milieu de travail ont commencé à introduire l’importance de la santé émotionnelle des employés en établissant des activités, des protocoles et en réfléchissant à nos propres jugements afin de réduire la stigmatisation.

2. Sensibilité culturelle/Identité:

Les croyances culturelles et les stigmates concernant la santé émotionnelle peuvent empêcher une personne de demander de l’aide, de peur d’être rejetée ou ciblée par sa famille ou sa communauté. Le fait que l’équipe responsable de vos soins médicaux et des programmes de soutien ne sont pas toujours sensibles ou familiers avec les normes et les nuances culturelles d’une personne vient exacerber le phénomène. Si les croyances culturelles d’une personne constituent un obstacle à la recherche d’appui, Il est essentiel que les prestataires aient la conscience et les outils nécessaires pour se connecter à un niveau qui répond à leurs croyances et crée un climat de confiance et de réconfort.

3. La réduction de la sensibilisation et de l’accès aux ressources et aux services:

Les facteurs de stress de la vie ne sont pas nouveaux et, en fait, ils deviennent plus complexes à mesure que nos systèmes (soins de santé, économie) se font plus complexes et plus rapides. Malheureusement, les systèmes de soutien n’ont pas connu une croissance aussi rapide. Ceux qui ont de la difficulté à s’adapter et à faire face aux facteurs de stress qu’ils éprouvent sont souvent contrains composer avec des solutions de fortune qui, souvent, ne règlent pas les problèmes fondamentaux et laissent à la personne un suivi minimal pour aider à prévenir de futures crises. Malheureusement, les systèmes de soutien n’ont pas connu une croissance aussi rapide. Ceux qui ont de la difficulté à s’adapter et à faire face aux facteurs de stress qu’ils éprouvent sont souvent contraints d’accepter des solutions de fortune qui, souvent, ne règlent pas les problèmes fondamentaux et laissent à la personne un suivi minimal pour aider à prévenir de futures crises. À moins qu’une personne ne soit directement dirigée vers un centre spécifique pour un suivi, il peut être difficile de trouver un soutien adéquat dans la communauté. Au fil des années, les provinces ont connu de nombreux changements dans la prestation des services de santé mentale. Le définancement massif des institutions psychiatriques a conduit au soutien et à la création de certains centres de santé mentale communautaires très intégrés, mais la désinstitutionnalisation s’accompagne d’une surpopulation des services communautaires. De plus, ces centres continuent d’être sous-financés et manquent de personnel, ce qui entraîne encore plus de retards dans le service. Les lignes d’assistance nationales sur la santé mentale et la prévention du suicide sont un lien très important vers un soutien direct et des informations sur les ressources.